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Lughnasahd / Lammas

Le dieu Lugh
14 mars 2026 par
La Guilde Imaginaire

Le soleil est au Zénith de sa puissance et la chaleur ambiante est difficile à supporter. L’été bas son plein… Même s’il a mis du temps à venir, mais passons ! Habituellement, on apprécie se rafraîchir auprès d’un lac ou d’une rivière. On profite de la fraîcheur du soir. C’est une période difficile et que, bien que nécessaire, je n’apprécie que très peu.

Le premier Août de chaque année a lieu Lughnasahd la première fête des récoltes. Dans le calendrier des cycles, cette fête est à mi-chemin entre le solstice d’été et l’équinoxe d’automne. Cette fête porte aussi le nom de Lammas, la fête du pain. C’est également la Loaf-fest, la célébration du mariage entre Thor, dieu de la force et de la foudre, et Sif, déesse de la Terre et de la beauté. Mais je vous parlerais d’eux plus tard, pour le moment concentrons-nous sur Lugh.

Le dieu Lugh, ou Lug, est un dieu solaire. C’est aussi le dieu des Arts, de la Souveraineté, du Droit, de la Puissance… Ça va les titres ? Il y en a pas d’autre ? On peut continuer ? Bien. Lugh est une divinité celte, mais on retrouve des références sur un dieu similaire dans la mythologie romaine ainsi que dans la mythologie nordique. Il a donné son nom à plus d’une douzaine de grandes villes en Europe comme Lyon (Lugdunum), Laon ou Loudon en France, Leiden aux Pays-Bas, Lucca en Italie, Liegnitz en Pologne et Carlisle en Angleterre.

Lugh possède de grands pouvoirs liés à sa connaissance des arts magiques. Les Romains l’identifièrent à leur Mercure, et de fait, Lugos est aussi le protecteur des voyageurs. Inventeur de tous les arts, il est le Multiple Artisan, faisant de lui un dieu hors fonction et polyvalent. On dit qu’il a créé un festival le 1er août pour honorer sa mère adoptive, Tailtiu, après sa mort. Lugh signifie “Assemblée de Lug” en irlandais, il est aussi tratuit comme  »Les Jeux de Lugh ». Et il est intéressant de noter que Lúnasa est le mot Irlandais pour “Aout”.

Il incarne la puissance du rayonnement solaire en tant que pourvoyeur de vie et de lumière. On retrouve d’ailleurs la racine « Lu » dans le mot « lumière » français, tout comme dans le mot « luz » espagnol, voire dans le « light » anglais et le « Licht » allemand, ce qui laisse présager une très ancienne racine indo-européenne.

Les similitudes entre traditions celtiques et germaniques sont bien présentes. Lugh est très proche de nombreux dieux de la mythologie nordique. Baldr, le dieu lumineux et solaire, bon et doux, se retrouve dans Lugh, le dieu solaire parfois représenté jeune. Lugh est aussi le dieu qui juge les affaires, comme Thor et Tyr, dieux de la justice des vikings. Mais Lugh est avant tout une déclinaison probable de Odin avec qui il a beaucoup de points communs.

Accompagné de corbeaux, animaux sacrés semblables à Huginn et Muninn, il lui arrive même aussi d’être accompagné de deux loups, tels Geri et Freki. Tout deux pratiquent l’art de la magie et, alors que Odin est borgne, Lugh ferme un oeil pour la réalisation de certains rituels. « Patrons » des poètes, ils mènent ses armées au combat et leur arme favorite est la lance, une lance qui vient d’Hyperborée, comme Lugh lui-même, ce dernier faisant de la Tuatha dé Danann, la “tribu” qui regroupe les dieux celtes venus d’Hyperborée.

Troublant non ?


Source :
– Cet article se base sur les croyances personnelles de l’auteur nées du résultat de recherches et de nombreux échanges
– https://fr.wikipedia.org/wiki/Lug_(dieu)
– Visuel de IreEthereal